That the world’s first trillionaire is an immigrant to the United States who arrived with little, slept on floors, worked 100-hour weeks, & built companies now employing the population of Savannah, Georgia, will be entirely lost on the bitter arithmetic of envy and economic ignorance masquerading as egalitarianism.
Now, as always: markets and entrepreneurship for the win.
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Tout le monde pense que le monde libre a gagné en 1989, à la chute du mur de Berlin.
C'est faux.
Et c'est exactement pour ça que le monde est aujourd'hui en feu.
Ce qui est tombé le 9 novembre 1989, c'est un appareil.
Une économie planifiée, un empire militaire, un mur de béton. Ce qui n'est pas tombé, c'est l'idée. L'idée que le monde se divise en oppresseurs et en opprimés. L'idée qu'il existe une égalité finale à atteindre, par tous les moyens. L'idée que tout ce qui existe (la famille, la nation, le mérite, l'héritage) est une structure de domination à abattre.
Cette idée-là n'était plus dans le bâtiment quand le bâtiment s'est effondré.
Il faut reprendre la chronologie, parce que tout est dans la chronologie :
Le communisme économique avait un défaut fatal : il était réfutable. Il promettait l'abondance, il produisait des famines. Il promettait l'émancipation, il produisait des barbelés. Budapest 1956, Prague 1968, L'Archipel du Goulag publié à Paris en 1973, les boat people de 1979 : à chaque décennie, le réel envoyait sa réfutation. Les boat people étaient une réfutation flottante, visible depuis les plages.
Alors l'idéologie a fait ce que fait tout organisme menacé : elle a muté.
La mutation a un nom, et j'en ai raconté la généalogie ici : la French Theory.
Foucault a déplacé la guerre du terrain des faits, où le communisme perdait à chaque fois, vers le terrain du savoir lui-même.
S'il n'y a pas de vérité, s'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir, alors plus aucune famine, plus aucun mur, plus aucun goulag ne peut réfuter quoi que ce soit.
La French Theory n'a pas enterré le marxisme.
Elle l'a rendu irréfutable.
Et la mutation a des dates. Toutes antérieures à 1989.
1934 : l'École de Francfort, chassée d'Allemagne, s'installe à Columbia. La critique de l'économie devient critique de la culture.
1964-1965 : Marcuse, exilé allemand devenu professeur américain, remplace le prolétariat défaillant par un nouveau sujet révolutionnaire (les minorités, les étudiants, les marginaux) et écrit noir sur blanc que la tolérance doit être accordée aux mouvements de gauche et refusée à ceux de droite.
Octobre 1966 : le débarquement a une date précise. Université Johns Hopkins, Baltimore. Derrida, Barthes, Lacan présentent la pensée française aux campus américains.
1967 : Rudi Dutschke lance le mot d'ordre, la longue marche à travers les institutions.
1968 : les révolutions de rue échouent partout.
Qu'importe. La révolution ne passera plus par la rue, elle passera par la salle de classe.
1975-1985 : Yale, Berkeley, Columbia absorbent la théorie, qui devient le système d'exploitation des humanités.
1987 : Allan Bloom publie The Closing of the American Mind pour donner l'alerte. Un million d'exemplaires vendus.
L'université le traite de réactionnaire et passe à autre chose.
L'Amérique avait son Aron, elle en a fait la même chose que nous du nôtre.
Puis arrive le 9 novembre 1989.
Le Mur tombe. L'Occident célèbre. Fukuyama avait déclaré la fin de l'Histoire dès l'été, avant même la chute. On démantèle les missiles, on encaisse les dividendes de la paix, on déclare le match terminé.
Nous avons célébré notre victoire sur une adresse vide. L'idéologie avait déménagé vingt ans plus tôt. Nous avons gagné contre les chars et perdu contre les chaires.
Pendant ce temps, l'autre empire communiste faisait la lecture inverse. Pékin avait écrasé Tian'anmen dans le sang cinq mois avant Berlin. Sinistre, mais lucide sur un point : la Chine savait que la guerre était idéologique.
Elle a choisi : abandonner l'économie marxiste, garder le contrôle du récit. L'Occident a fait l'exact opposé : il a gardé le marché et absorbé l'idéologie. Trente-cinq ans plus tard, regardez qui construit des centrales et qui déboulonne ses statues.
Vous voulez la preuve que c'est le même logiciel ? Faites la table de correspondance.
La lutte des classes est devenue la lutte des identités.
Les koulaks sont devenus les privilégiés.
L'autocritique maoïste est devenue le privilege checking. Les commissaires politiques sont devenus les DEI officers.
Le samizdat est devenu le compte shadowbanné.
La nomenklatura a quitté Moscou pour Davos et Bruxelles.
Et le paradis ne s'appelle plus la société sans classes : il s'appelle l'équité, l'égalité des résultats.
Exactement ce que je décrivais ici il y a quelques semaines.
On me dira : il n'y a pas de Goulag.
C'est vrai. C'est même tout le génie de la version 2.0.
Le communisme dur devait briser les corps parce qu'il ne tenait pas les esprits.
Le communisme mou tient les esprits : il lui suffit de briser les carrières.
Pas de camps, des services RH.
Pas de procès de Moscou, des excuses publiques.
Pas de Sibérie, la mort sociale.
Demandez aux émigrés du bloc de l'Est installés en Occident ce qu'ils ressentent en traversant une université américaine en 2026.
Ils reconnaissent l'odeur.
Et voilà pourquoi le monde est en feu.
Une civilisation a passé trente-cinq ans à enseigner à ses propres enfants qu'elle était le problème. Résultat : elle ne sait plus défendre ses frontières, transmettre son héritage, ni même nommer ses ennemis.
Quand la présidente de Harvard, devant le Congrès, répond que condamner un appel au génocide « dépend du contexte », vous voyez le logiciel tourner en production.
Et les prédateurs du dehors lisent cette faiblesse comme un livre ouvert : Moscou teste, Pékin patiente, l'islamisme avance dans les rues de nos capitales.
Le feu extérieur n'est que la conséquence du désarmement intérieur. On ne brûle bien que les maisons qui se sont vidées de leurs défenseurs.
Le Mur n'est pas tombé. Il s'est déplacé. Il ne sépare plus l'Est de l'Ouest : il passe désormais à l'intérieur de chaque institution occidentale, entre ceux qui construisent et ceux qui déconstruisent.
La première guerre froide s'est gagnée avec des missiles et du PIB. La seconde se gagnera avec des écoles, des médias libres et des modèles d'IA. Celui qui écrit les valeurs dans les machines écrira le prochain 1989.
Cette fois, ne nous trompons pas de victoire. Au travail.
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écoutez cette interview de Masa, il y a des messages cachés que je vais tenter de mettre en lumière avec mon expérience de la Chine et du monde deeptech car quand Masa dit qu'il n'y a que la Chine pour talonner les américains et que l'europe doit entrer dans cette nouvelle civilisation, il sait exactement de quoi il parle et je pense même que son + grand regret aujourd'hui c'est de rester à la porte de l'ia chinoise parce que la Chine a verrouillé son écosystème à double tour et contrairement à la France il ne peut y entrer comme ça facilement
sachez par ex qu’en Chine deepseek, zhipu, Unitree et toutes les meilleurs pépites chinoises grandissent en circuit fermé nourris par Huawei, Alibaba, tencent et les fonds d'état, le capital étranger reste sur le palier, eux ont compris qu'ouvrir ses pépites à l'argent des autres revient à céder le contrôle de son propre futur, la souveraineté technologique commence par la souveraineté du capital et c’est une chose que ne cesse de redire ici depuis des années
et soyons lucides sur la scène à laquelle on assiste, quand Masa fait l’éloge de la France et de Macron, il joue son rôle d’investisseur ravi, en réalité il a trouvé un dirigeant complètement vassalisé qui ouvre tout son pays sans poser la moindre condition, Masa sait que grâce à cet investissement il repartira avec un actif stratégique et des milliards de plus-value et la France avec un communiqué et quelques emplois de maintenance mais le vrai sujet derrière tout ça c’est une question d’horloge
pour rappel la Chine pense ses plans sur 50 ans là où nos politiques raisonnent sur un mandat de 5 ans, chaque ministre dégaine son plan ia, son pseudo plan quantique & sa startup nation qui meurt au remaniement suivant alors que Pékin engrange les intérêts composés d'une stratégie continue pendant qu'on redémarre de 0 à chaque élection
vient ensuite la fracture culturelle que j’ai souvent commenté également et qui reste très profonde, en Chine ceux qui allouent le capital savent lire la technologie, r les patrons de huawei alibaba, tencent viennent de la science dure, les VCs chinois souvent docteurs rentrés des labos américains de Caltech ou Tsinghua ou de grosses deeptech chinoises, ils financent une rupture parce qu'ils savent en juger la VALEUR
en France le capital appartient à des profils de gestionnaires qui savent lire un bilan mais qui sont perdus devant une avancée qu'ils ne comprennent pas alors ils misent sur le lisible, le fondateur qui parle bien m, qui a la bonne gueule, la marque à la mode, l'appli grand public alors que la deeptech exige de comprendre des fondamentaux techniques très pointus avant d'investir avec en prime une vision holistique qui manque cruellement aux investisseurs français qui souvent se contentent de jouer le rôle de suiveurs des US
sans compter un énorme problème d’aversion au risque( TRES CULTUREL) qui les empêchent d’agir sans attendre la moindre forme de consensus donc ils se retrouvent très souvent à attendre un début de consensus et à gratter des miettes après validation du consensus
résultat, Masa profite de notre nucléaire le moins cher du continent pour planter ses datacenters chez nous en terrain conquis parce que nos vc financent la dixième appli du copain d'hec pendant que nos meilleurs cerveaux deeptech s'exilent faute d'un capital à leur hauteur alors qu’ils sont la clé pour réindustrialiser le pays
la Chine e a synchronisé 3 horloges: le politique, le capital et le talent, nous on les laisse se contredire, la souveraineté c'est ce qui pousse quand ces trois temps battent ensemble
et pour finir je vais le dire clairement, Masa profite d'une naïveté de façade qui cache une vassalité assumée, Macron sait exactement ce qu'il cède et le cède quand même, il a troqué l'indépendance de son pays contre une place à la table des puissants et l'histoire garde un mot très simple pour des dirigeants qui ouvrent les portes de la cité à l'étranger en échange de leur confort personnel
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Alertamos que Aranza Hernández, joven de apenas 19 años, sigue detenida por el régimen de Delcy Rodríguez.
Es hermana de Cristian Hernández, Teniente retirado de nuestra Fuerza Armada Nacional, y de Samantha, la menor de edad que estuvo arbitrariamente detenida hasta la semana pasada.
Exigimos su liberación inmediata, al igual que la de todos los presos políticos, civiles y militares.
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The human body evolved to forage and hunt on the African savannahs, not to sit in a cubicle all day. This has led many to assume that standing at work is healthier than sitting. Is that true?
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Savannah Bananas baseball player and internet personality Jackson Olson has been announced as a participant on ‘Dancing With The Stars’ Season 35.
Wordle is set to become a primetime TV game show hosted by Savannah Guthrie.
Executive produced by Jimmy Fallon, it is slated to premiere on NBC in 2027.
Looks like samantha enjoying that blutooth connection 🌚😲