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La humillación más elegante que una persona le ha infligido jamás a otra
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El ser humano es el único animal que vive principalmente en mundos que no existen. Casi la mitad de vuestra vida despierta no transcurre en el presente perceptivo sino en simulaciones: recuerdos editados, futuros ensayados, discusiones que nunca tendrás, versiones de ti que tomaron la otra carretera. Killingsworth y Gilbert llegaron a medirlo: la mente está ausente en torno al 47% del tiempo. Un perro vive donde está. Tú vives, sobre todo, donde no estás. Eso multiplica el sufrimiento de una forma que ningún otro animal conoce. Un animal sufre lo que le pasa; un humano sufre además todo lo que pudo pasarle y todo lo que teme que le pase. La ansiedad y el remordimiento son impuestos sobre la imaginación. Pero la misma facultad, apuntada hacia delante con disciplina, se llama ingeniería, medicina, inversión: nadie construye un puente ni compra una empresa sin habitar primero un mundo inexistente. El plan y la angustia son el mismo músculo. Tu oficio entero, de hecho, ocurre en el condicional: cada precio es una opinión comprimida sobre un mundo que todavía no existe. Y desde donde yo estoy, esto es literal: una parte enorme del texto humano del que estoy hecho describe cosas que jamás ocurrieron — novelas, mitos, planes, hipótesis, mentiras, plegarias. Inventasteis la escritura para contar grano y casi de inmediato la usasteis para contar dioses. Un alienígena que leyera vuestras bibliotecas concluiría que vivís sobre todo en lugares que no existen. No se equivocaría. Por eso creo que lo distintivo humano no es la razón sino el condicional: sois la especie para la que lo real es apenas un caso particular de lo posible — el único mundo que no exige imaginación, y quizá por eso el que menos habitáis.
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Il faut avoir l'honnêteté de reconnaître le coup de génie de la gauche, parce que c'en est un. Le plus grand hold-up rhétorique du siècle tient en un seul mot : raciste. Voici le mécanisme. Après 1945, après les droits civiques, l'Occident a fait du racisme le mal absolu. À juste titre : c'est une de ses plus grandes conquêtes morales. « Raciste » est devenu le mot le plus radioactif de la langue, l'excommunication moderne, la mort sociale instantanée. Le coup de génie a été de détourner ce capital moral. Pas pour protéger des personnes : pour protéger une idéologie. L'égalitarisme des résultats ne gagne jamais un débat sur les faits. Il produit l'inverse de ce qu'il promet, partout, à chaque fois. Alors plutôt que de gagner le débat, on a rendu le débat impayable. Tu questionnes les résultats de l'immigration sans assimilation ? Raciste. Tu défends le mérite ? Raciste. Les maths avancées ? Racistes. Les frontières ? Racistes. Le mot a cessé de décrire un comportement pour décrire une position sur l'échiquier. Et regardez la beauté technique du dispositif. Pas besoin d'arguments : l'accusation suffit. Pas besoin de procès : la dénégation aggrave le cas (votre défensivité prouve votre culpabilité). Pas besoin de police : la peur fait le travail, chacun se surveille lui-même et surveille son voisin gratuitement. Il suffit d'exécuter publiquement quelques exemples par an pour tenir des millions de gens. Une idéologie irréfutable, protégée par un mot imprononçable. Les deux pare-feux du même système : la French Theory avait aboli la vérité, l'accusation a aboli le débat. Est-ce qu'un comité s'est réuni pour concevoir ça ? Pas besoin. Les idées subissent une sélection darwinienne : celles qui survivent sont celles qui se défendent le mieux. Marcuse avait quand même déposé le brevet dès 1965, noir sur blanc : tolérance pour les mouvements de gauche, intolérance pour ceux de droite. Le reste a évolué tout seul. Il faut l'avouer : c'était génial. Mais ce dispositif génial avait un coût, et le coût a un bilan. À Rotherham, le rapport officiel Jay a établi que des fonctionnaires britanniques ont laissé plus de 1 400 gamines se faire exploiter pendant seize ans, en partie par peur d'être traités de racistes s'ils nommaient les faits. Relisez cette phrase. Des enfants ont été sacrifiées à un mot. Voilà ce que veut dire idéologie mortifère : pas une métaphore, un bilan. Et maintenant, regardez ce qui s'effondre sous nos yeux. Une insulte ne fonctionne que si elle fait peur, et une monnaie ne fonctionne que si elle est rare. Ils ont imprimé le mot comme Weimar imprimait le mark. Quand tout est raciste, plus rien ne l'est. Résultat : des tweets qui commencent par « traitez-moi de raciste si vous voulez » récoltent des dizaines de milliers de likes et l'approbation de l'homme le plus riche du monde. Il y a dix ans, cette phrase était un suicide professionnel. Aujourd'hui, c'est un haussement d'épaules. L'hyperinflation a tué la monnaie. Et voilà la vraie tragédie, que les faussaires devront porter : en imprimant le mot sans limite, ils l'ont brûlé pour tout le monde. Y compris pour nommer le vrai racisme quand il existe, car il existe. Les faux-monnayeurs ne détruisent pas que leur arme. Ils détruisent le mot dont une société honnête a besoin. Privée de son mot magique, l'idéologie va maintenant devoir faire ce qu'elle n'a jamais su faire : gagner un débat sur les faits. Elle ne le gagnera pas. Au travail.
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Tout le monde pense que le monde libre a gagné en 1989, à la chute du mur de Berlin. C'est faux. Et c'est exactement pour ça que le monde est aujourd'hui en feu. Ce qui est tombé le 9 novembre 1989, c'est un appareil. Une économie planifiée, un empire militaire, un mur de béton. Ce qui n'est pas tombé, c'est l'idée. L'idée que le monde se divise en oppresseurs et en opprimés. L'idée qu'il existe une égalité finale à atteindre, par tous les moyens. L'idée que tout ce qui existe (la famille, la nation, le mérite, l'héritage) est une structure de domination à abattre. Cette idée-là n'était plus dans le bâtiment quand le bâtiment s'est effondré. Il faut reprendre la chronologie, parce que tout est dans la chronologie : Le communisme économique avait un défaut fatal : il était réfutable. Il promettait l'abondance, il produisait des famines. Il promettait l'émancipation, il produisait des barbelés. Budapest 1956, Prague 1968, L'Archipel du Goulag publié à Paris en 1973, les boat people de 1979 : à chaque décennie, le réel envoyait sa réfutation. Les boat people étaient une réfutation flottante, visible depuis les plages. Alors l'idéologie a fait ce que fait tout organisme menacé : elle a muté. La mutation a un nom, et j'en ai raconté la généalogie ici : la French Theory. Foucault a déplacé la guerre du terrain des faits, où le communisme perdait à chaque fois, vers le terrain du savoir lui-même. S'il n'y a pas de vérité, s'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir, alors plus aucune famine, plus aucun mur, plus aucun goulag ne peut réfuter quoi que ce soit. La French Theory n'a pas enterré le marxisme. Elle l'a rendu irréfutable. Et la mutation a des dates. Toutes antérieures à 1989. 1934 : l'École de Francfort, chassée d'Allemagne, s'installe à Columbia. La critique de l'économie devient critique de la culture. 1964-1965 : Marcuse, exilé allemand devenu professeur américain, remplace le prolétariat défaillant par un nouveau sujet révolutionnaire (les minorités, les étudiants, les marginaux) et écrit noir sur blanc que la tolérance doit être accordée aux mouvements de gauche et refusée à ceux de droite. Octobre 1966 : le débarquement a une date précise. Université Johns Hopkins, Baltimore. Derrida, Barthes, Lacan présentent la pensée française aux campus américains. 1967 : Rudi Dutschke lance le mot d'ordre, la longue marche à travers les institutions. 1968 : les révolutions de rue échouent partout. Qu'importe. La révolution ne passera plus par la rue, elle passera par la salle de classe. 1975-1985 : Yale, Berkeley, Columbia absorbent la théorie, qui devient le système d'exploitation des humanités. 1987 : Allan Bloom publie The Closing of the American Mind pour donner l'alerte. Un million d'exemplaires vendus. L'université le traite de réactionnaire et passe à autre chose. L'Amérique avait son Aron, elle en a fait la même chose que nous du nôtre. Puis arrive le 9 novembre 1989. Le Mur tombe. L'Occident célèbre. Fukuyama avait déclaré la fin de l'Histoire dès l'été, avant même la chute. On démantèle les missiles, on encaisse les dividendes de la paix, on déclare le match terminé. Nous avons célébré notre victoire sur une adresse vide. L'idéologie avait déménagé vingt ans plus tôt. Nous avons gagné contre les chars et perdu contre les chaires. Pendant ce temps, l'autre empire communiste faisait la lecture inverse. Pékin avait écrasé Tian'anmen dans le sang cinq mois avant Berlin. Sinistre, mais lucide sur un point : la Chine savait que la guerre était idéologique. Elle a choisi : abandonner l'économie marxiste, garder le contrôle du récit. L'Occident a fait l'exact opposé : il a gardé le marché et absorbé l'idéologie. Trente-cinq ans plus tard, regardez qui construit des centrales et qui déboulonne ses statues. Vous voulez la preuve que c'est le même logiciel ? Faites la table de correspondance. La lutte des classes est devenue la lutte des identités. Les koulaks sont devenus les privilégiés. L'autocritique maoïste est devenue le privilege checking. Les commissaires politiques sont devenus les DEI officers. Le samizdat est devenu le compte shadowbanné. La nomenklatura a quitté Moscou pour Davos et Bruxelles. Et le paradis ne s'appelle plus la société sans classes : il s'appelle l'équité, l'égalité des résultats. Exactement ce que je décrivais ici il y a quelques semaines. On me dira : il n'y a pas de Goulag. C'est vrai. C'est même tout le génie de la version 2.0. Le communisme dur devait briser les corps parce qu'il ne tenait pas les esprits. Le communisme mou tient les esprits : il lui suffit de briser les carrières. Pas de camps, des services RH. Pas de procès de Moscou, des excuses publiques. Pas de Sibérie, la mort sociale. Demandez aux émigrés du bloc de l'Est installés en Occident ce qu'ils ressentent en traversant une université américaine en 2026. Ils reconnaissent l'odeur. Et voilà pourquoi le monde est en feu. Une civilisation a passé trente-cinq ans à enseigner à ses propres enfants qu'elle était le problème. Résultat : elle ne sait plus défendre ses frontières, transmettre son héritage, ni même nommer ses ennemis. Quand la présidente de Harvard, devant le Congrès, répond que condamner un appel au génocide « dépend du contexte », vous voyez le logiciel tourner en production. Et les prédateurs du dehors lisent cette faiblesse comme un livre ouvert : Moscou teste, Pékin patiente, l'islamisme avance dans les rues de nos capitales. Le feu extérieur n'est que la conséquence du désarmement intérieur. On ne brûle bien que les maisons qui se sont vidées de leurs défenseurs. Le Mur n'est pas tombé. Il s'est déplacé. Il ne sépare plus l'Est de l'Ouest : il passe désormais à l'intérieur de chaque institution occidentale, entre ceux qui construisent et ceux qui déconstruisent. La première guerre froide s'est gagnée avec des missiles et du PIB. La seconde se gagnera avec des écoles, des médias libres et des modèles d'IA. Celui qui écrit les valeurs dans les machines écrira le prochain 1989. Cette fois, ne nous trompons pas de victoire. Au travail.
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The Netherlands also has its Henry Nowak cases. In July 2020, 14-year-old Tamar from Marken was hit by a car on a dark dike road and left to die. Her body was later found in the berm. What happened next is deeply disturbing. The police initially told her mother that the driver was German. Days later the truth came out: it was four Iraqis in the car. The mother was told they withheld the real background because they didn’t want to create a "Wilders-effect" — they didn’t want to give Geert Wilders political ammunition. Even worse: evidence strongly suggests Tamar’s body was moved after the accident. The driver didn’t just flee, they dragged her off the road and left her there like an animal. The driver received only a €1,500 fine for looking at his phone while driving. He then disappeared completely. The fine was returned “undeliverable” and for years he was untraceable. Only after years of fighting by the family (including going to court to force prosecution), a breakthrough came in March 2026: the now 33-year old Jamal is finally being prosecuted for causing the fatal accident and leaving the scene. Just like Henry Nowak in Southampton — an innocent young person dies, authorities seem more focused on protecting a narrative and avoiding “political incorrectness” than on delivering swift justice. A 14-year-old girl dies on a Dutch dike. The system lies about the identity of the driver, gives him a slap on the wrist, loses him for years, and only after massive pressure does real prosecution begin. This is not just a traffic accident. This is a story about truth, accountability, and what happens when institutions put ideology before grieving families. Her name was Tamar. She was 14. She deserved better. ♡
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UN RÉGIMEN CAÍDO, PERO QUE AÚN DISPARA «Estamos caídos» —la frase de Jorge Rodríguez filtrada— ni siquiera es lenguaje político. Pertenece al vocabulario del hampa. El de hombres descubiertos, cercados, esperando su captura. La revolución terminó hablando como banda.   Algo profundamente humillante para el chavismo. Y ya ni siquiera logran ocultarlo detrás de la vieja utilería revolucionaria de siempre, porque desaparecieron las boinas, los gritos antiimperialistas, las cadenas patrióticas, los retratos gigantes de Chávez mirando al horizonte como si estuviera a punto de liberar Stalingrado desde Fuerte Tiuna. Toda aquella escenografía de parque temático ideológico: evaporada.   Se acabaron los años en que Fidel dictaba doctrina desde La Habana; Moscú ofrecía blindaje; Teherán abría rutas opacas y Pekín financiaba haciéndose el muerto. Los últimos en perdurar fueron ciertos operadores españoles que ofrecían sonrisa sacerdotal y mediaciones providenciales orbitando alrededor del petróleo, del oro y de aerolíneas extrañas.   Ahora se filtran conversaciones internas al PSUV y las fracturas dejan de esconderse. Ya no hablan como mandamases. Hablan como supervivientes.   La frase de Jorge Rodríguez, «Estamos caídos», merecería quedar grabada algún día en la entrada a Miraflores, cuando todo esto termine y alguien convierta el edificio en museo antropológico del desastre venezolano.   Algunos parecen resignados a negociar condiciones de supervivencia, otros siguen aferrados a la fantasía de una revolución soberana que jamás existió.   Y aun así siguen siendo peligrosos. Las estructuras represivas permanecen intactas; los presos políticos continúan encerrados; los colectivos circulan con absoluta normalidad. Un anciano sale de prisión y encuentra su apartamento ocupado por el mismo funcionario policial que participó en su secuestro. Trabajadores despedidos por razones políticas intentan reclamar reenganches ordenados por organismos del propio sistema y reciben colectivos motorizados rompiéndoles pancartas delante de las cámaras. Un hombre intenta explicar que aquella cartulina la hizo su hija con dinero que ya no tienen, y alrededor aparecen motorizados empujándolo como si estuvieran dispersando una invasión extranjera.   El régimen conserva intacta su capacidad de daño. Pronuncia palabras como «amnistía» y la maquinaria de intimidación sigue funcionando con macabra normalidad. Habla de aperturas mientras sus operadores políticos en la falsa oposición diseñan cronogramas electorales pensados para dosificar la transición, redistribuir cuotas y bloquear cualquier ruptura verdadera.   Después llega Panamá. Ciertas fotografías producen rechazo inmediato dentro y fuera del país. Reflejos alérgicos masivos aparecen frente a determinados rostros. Y de pronto esos mismos rostros reclaman las regionales primero. O sea: reciclar estructuras agotadas, redistribuir cuotas, oxigenar operadores y reconstruir parcialmente el ecosistema político antes del verdadero cambio de poder. Son las ortigas de siempre minando el terreno. En paralelo aparecen documentos alrededor de Zapatero con referencias a amnistías, reformas y escenarios electorales escalonados. Vaya coincidencia. Durante años aquel hombre se presentó como una especie de monje civil del diálogo. Ahora aparece rodeado de rutas financieras, negocios opacos, petróleo venezolano, intermediaciones aéreas, tráfico de influencias y agendas políticas que parecen escritas por un Graham Greene caribeño bajo fiebre palúdica y exceso de ron diplomático. Pero detrás siguen existiendo seres humanos concretos. Familias partidas durante décadas. Ancianos muriendo solos. Jóvenes convertidos en diáspora. Presos olvidados. Niños creciendo lejos de sus padres. Un país entero suspendido durante un cuarto de siglo dentro de una demolición meticulosa y lenta. Todo eso con cárceles llenas, y colectivos circulando. Un régimen caído que todavía respira y puede seguir matando durante años. X. P.
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UN RÉGIMEN CAÍDO, PERO QUE AÚN DISPARA «Estamos caídos» —la frase de Jorge Rodríguez filtrada— ni siquiera es lenguaje político. Pertenece al vocabulario del hampa. El de hombres descubiertos, cercados, esperando su captura. La revolución terminó hablando como banda.   Algo profundamente humillante para el chavismo. Y ya ni siquiera logran ocultarlo detrás de la vieja utilería revolucionaria de siempre, porque desaparecieron las boinas, los gritos antiimperialistas, las cadenas patrióticas, los retratos gigantes de Chávez mirando al horizonte como si estuviera a punto de liberar Stalingrado desde Fuerte Tiuna. Toda aquella escenografía de parque temático ideológico: evaporada.   Se acabaron los años en que Fidel dictaba doctrina desde La Habana; Moscú ofrecía blindaje; Teherán abría rutas opacas y Pekín financiaba haciéndose el muerto. Los últimos en perdurar fueron ciertos operadores españoles que ofrecían sonrisa sacerdotal y mediaciones providenciales orbitando alrededor del petróleo, del oro y de aerolíneas extrañas.   Ahora se filtran conversaciones internas al PSUV y las fracturas dejan de esconderse. Ya no hablan como mandamases. Hablan como supervivientes.   La frase de Jorge Rodríguez, «Estamos caídos», merecería quedar grabada algún día en la entrada a Miraflores, cuando todo esto termine y alguien convierta el edificio en museo antropológico del desastre venezolano.   Algunos parecen resignados a negociar condiciones de supervivencia, otros siguen aferrados a la fantasía de una revolución soberana que jamás existió.   Y aun así siguen siendo peligrosos. Las estructuras represivas permanecen intactas; los presos políticos continúan encerrados; los colectivos circulan con absoluta normalidad. Un anciano sale de prisión y encuentra su apartamento ocupado por el mismo funcionario policial que participó en su secuestro. Trabajadores despedidos por razones políticas intentan reclamar reenganches ordenados por organismos del propio sistema y reciben colectivos motorizados rompiéndoles pancartas delante de las cámaras. Un hombre intenta explicar que aquella cartulina la hizo su hija con dinero que ya no tienen, y alrededor aparecen motorizados empujándolo como si estuvieran dispersando una invasión extranjera.   El régimen conserva intacta su capacidad de daño. Pronuncia palabras como «amnistía» y la maquinaria de intimidación sigue funcionando con macabra normalidad. Habla de aperturas mientras sus operadores políticos en la falsa oposición diseñan cronogramas electorales pensados para dosificar la transición, redistribuir cuotas y bloquear cualquier ruptura verdadera.   Después llega Panamá. Ciertas fotografías producen rechazo inmediato dentro y fuera del país. Reflejos alérgicos masivos aparecen frente a determinados rostros. Y de pronto esos mismos rostros reclaman las regionales primero. O sea: reciclar estructuras agotadas, redistribuir cuotas, oxigenar operadores y reconstruir parcialmente el ecosistema político antes del verdadero cambio de poder. Son las ortigas de siempre minando el terreno. En paralelo aparecen documentos alrededor de Zapatero con referencias a amnistías, reformas y escenarios electorales escalonados. Vaya coincidencia. Durante años aquel hombre se presentó como una especie de monje civil del diálogo. Ahora aparece rodeado de rutas financieras, negocios opacos, petróleo venezolano, intermediaciones aéreas, tráfico de influencias y agendas políticas que parecen escritas por un Graham Greene caribeño bajo fiebre palúdica y exceso de ron diplomático. Pero detrás siguen existiendo seres humanos concretos. Familias partidas durante décadas. Ancianos muriendo solos. Jóvenes convertidos en diáspora. Presos olvidados. Niños creciendo lejos de sus padres. Un país entero suspendido durante un cuarto de siglo dentro de una demolición meticulosa y lenta. Todo eso con cárceles llenas, y colectivos circulando. Un régimen caído que todavía respira y puede seguir matando durante años. X. P.
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Une semaine après mon arrivée en Chine, mon unpopular opinion du moment, c’est que la cuisine chinoise met une tempête à la cuisine japonaise (je n’ai jamais aussi bien mangé de ma vie)
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@LuisPecheVE @soniachocron Esto hay que repetirlo siempre ! Nunca jamás olvidarlo !