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Bitcoin&Nous (@BitcoinetNous) “Le vrai tabou sur l’immigration, ce n’est pas l’insécurité. C’est la productivit” — TopicDigg

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De gauchos à libéraux, on raconte comment passer de la dépendance au système à la souveraineté individuelle.
加入 August 2020
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Le vrai tabou sur l’immigration, ce n’est pas l’insécurité. C’est la productivité. Avant-hier soir, repas de famille. Je discute avec ma mère de mon job alimentaire du week-end à l’usine. Beaucoup d’étrangers, issues du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Je lui dis ce que beaucoup de gens voient sur le terrain, mais n’ont plus le droit de formuler : l’immigration n’apporte pas seulement de la main-d’œuvre. Elle apporte aussi un rapport culturel au travail très différent : rapport aux horaires, cadence, prise d'initiative, niveau d'exigence.... C'est sans doute pour cela que la productivité stagne voir baisse. Ma mère, boomeurse, retraitée de l'éducation nationale : « Attention, c’est pas si simple que ça. » Bah oui. C’est jamais simple. Surtout quand ça fait 25 ans que tu n’es plus confrontée au travail réel. Et là, le comique de situation : je n’étais même pas seul à le dire. Agathe, la copine de mon neveu, 22 ans, en formation management, faisait exactement le même constat dans un autre secteur. Elle est en alternance dans une boîte d’aide à la personne : 500 clients, 50 salariés. Elle explique que quand une intervenante doit être chez Madame Dupont, 87 ans, à 8h30 et qu’elle arrive à 10h... bah Madame Dupont appelle le siège à 8h32 en gueulant. Mais la petite Fatima qui va faire le ménage chez Mme Dupont, elle comprend pas où est le problème. Elle allait arriver... Dit comme ça, c’est presque drôle. Mais derrière, il y a tout le réel. La cliente paie. Elle attend quelqu’un à l’heure. Elle veut un travail fait correctement. Elle veut une personne fiable. Bref, elle attend encore les vieux standards français. Et cette jeune manageuse en herbes disait exactement ce que je vois à l’usine : il y a évidemment des problèmes avec du personnel d’origine française mais globalement il y a souvent une difficulté culturelle au travail avec beaucoup de personnes issues de cultures maghrébines ou africaine. On peut faire semblant de ne pas le voir. Mais ceux qui organisent les plannings, tiennent les équipes, rattrapent les erreurs et gèrent les clients le voient très bien. Le slogan “l’immigration est une chance pour l’économie” devient trop court. Une chance pour remplir un planning ? Peut-être. Une chance si ça fait baisser le niveau moyen d’exigence ? Beaucoup moins. Une économie ne repose pas seulement sur des postes occupés. Elle repose sur une culture du travail. Et cette culture n’est pas universelle. Toutes les cultures ne transmettent pas le même rapport à l’effort. Toutes les cultures ne transmettent pas le même rapport au travail bien fait. Ce n’est pas raciste de dire ça. C’est même l’inverse, c'est admettre des différences culturelles et éducationelles. A l'inverse, hier, nous avons fait une journée de travaux avec mes enfants. 9h-18h, à leur faire charier des gravats... Une heure de pause. Ils ont entre 13 et 16 ans. Je suis noires, ils sont métis. Donc non, le sujet n’est pas la couleur. Le sujet, c’est ce qu’on transmet. Chez nous, on transmet : tu tiens, tu finis, tu fais propre, tu ne chouines pas, tu respectes ton travail et le travail des autres. La productivité d’un pays commence là. Dans la culture de l’exigence. Une économie ne tient pas avec des bras interchangeables. Elle tient avec des gens à qui l’on a appris à tenir debout.
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