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Brivael Le Pogam (@brivael) “Je double down. Les entrepreneurs sont, statistiquement, les profils les plus co” — TopicDigg

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Brivael Le Pogam
@brivael
Co-Founder @argildotai giving the west infinite leverage.
加入 January 2025
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Je double down. Les entrepreneurs sont, statistiquement, les profils les plus courageux d'une société. Ce sont ceux qui acceptent le déséquilibre permanent, le risque personnel total, l'humiliation publique, le compte en banque à zéro. Pas par goût du sacrifice. Par incapacité à vivre autrement. Dans toute société saine, c'est une distribution naturelle. Une fraction de la population — 1%, 2%, 5% — a ce câblage. C'est suffisant pour fabriquer Apple, Tesla, Nvidia, SpaceX. La France post-68 a systématiquement exterminé cette distribution. Fiscalité confiscatoire, droit du travail qui criminalise le risque, culture qui valorise le fonctionnaire et méprise le commerçant, éducation qui dresse à la conformité, médias qui présentent la réussite comme un vol. Résultat : ceux qui ont le câblage partent à Londres, New York, San Francisco. Ceux qui restent se reconvertissent en consultants. La preuve est sous nos yeux. La plus jeune entreprise du CAC 40 a 50 ans. CINQUANTE ANS. Et encore, Sanofi est un spin-off d'Elf de 1973, pas une création ex nihilo. Aucune entreprise fondée en France depuis 1980 n'a atteint l'indice. Zéro. Pendant ce temps, les Américains ont fabriqué Microsoft, Apple, Amazon, Google, Meta, Tesla, Nvidia, OpenAI. Sept des dix plus grosses capitalisations mondiales. Toutes nées après 1975. Ce n'est pas un problème de talent. La France a les meilleurs ingénieurs du monde — ils peuplent les labos de DeepMind, Meta AI, OpenAI. C'est un problème de système. On a fabriqué une machine à broyer le risque, et donc une machine à broyer les preneurs de risque. Un pays sans entrepreneurs, c'est un pays mort. Il met juste 50 ans à s'en apercevoir. Nous y sommes.
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Exactement Kevin. Et c'est pas une opinion, c'est de la science dure. Toute la psychologie sociale d'après-guerre s'est construite sur UNE question : comment des bons pères de famille allemands sont devenus bourreaux ? La réponse fait froid dans le dos. 1/ Asch (1951) — Conformité perceptive Des sujets doivent comparer la longueur de lignes. Réponse évidente. Mais quand 7 complices donnent à voix haute une réponse manifestement fausse, 75% des sujets s'y rallient au moins une fois. Contre l'évidence de leurs propres yeux. 2/ Milgram (1961-63) — Soumission à l'autorité À Yale, juste après le procès Eichmann. 65% des sujets vont jusqu'à infliger des chocs électriques de 450 volts à un inconnu qui hurle, simplement parce qu'un homme en blouse blanche leur dit « l'expérience exige que vous continuiez ». Reproduit des dizaines de fois, partout dans le monde. Les chiffres bougent à peine. 3/ Zimbardo (1971) — Expérience de Stanford Des étudiants normaux, tirés au sort comme « gardiens » de prison fictive. En 6 jours, sadisme systémique. L'expérience est arrêtée. Le rôle a mangé l'homme. 4/ Janis (1972) — Groupthink Théorise comment des groupes intelligents prennent des décisions catastrophiques par recherche du consensus. La Baie des Cochons, le Vietnam, Challenger. Personne ne veut être celui qui brise l'harmonie du groupe. 5/ Arendt (1963) — Banalité du mal Au procès Eichmann, elle ne voit pas un monstre. Elle voit un bureaucrate médiocre, incapable de penser par lui-même, qui obéit. C'est ÇA le mal moderne : pas la cruauté, l'absence de pensée. Conclusion : l'être humain par défaut, c'est le conformiste. Le courage moral est statistiquement rare — entre 10% et 35% selon les protocoles. Afficher des opinions au gré du vent n'est pas une faiblesse de caractère. C'est le mode par défaut de l'espèce. Le courage, lui, est une anomalie.
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